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Anne Françoise Mossane MANGA : investir dans des Universités et Ecoles scientifiques pour un développement durable


L’Afrique a besoin d’une transformation éducative radicale. Afin d’assurer un véritable développement, il est impératif de scinder les ministères de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation technologique, et d’allouer à chacun un budget substantiel. Aucun pays ne s’est développé sans investir massivement dans la science et l’éducation de ses élites. Il est crucial que le continent mette en place des universités scientifiques, des écoles doctorales et des écoles d’ingénierie dans chaque région et ville africaine.
Il faut également mettre en place un système de bourses nationales pour tous les étudiants, quelle que soit leur spécialité au baccalauréat. Pour soutenir le développement de la recherche, des disciplines de pointe doivent être enseignées, notamment en physique, chimie, biologie, géographie, géophysique, et bien d’autres. Il est essentiel de former des experts dans des domaines tels que la physique théorique, la chimie des polymères, l’astrophysique, et la géopolitique, mais aussi des ingénieurs en aéronautique, en mécanique, en robotique, en environnement et dans de nombreux autres secteurs d’avenir.
Pour l’autonomisation de l’agriculture, des centres dédiés à la transformation agricole (D.A.C) doivent être établis dans les zones rurales. De même, des écoles d’ingénierie continentales doivent être créées dans l’ensemble des régions, loin des capitales, pour freiner l’exode étudiant. Ces écoles doivent former des ingénieurs dans des spécialités aussi diverses que l’aéronautique, la robotique, la génie civil, l’ingénierie informatique et bien d’autres. De plus, le système éducatif doit diversifier ses offres en créant de nouvelles filières adaptées aux besoins spécifiques du continent africain.
Pour cela, les lycées scientifiques doivent être renforcés et des nouveaux établissements doivent être ouverts dans chaque ville pour répondre aux besoins croissants de formation en sciences et en ingénierie. Par exemple, des lycées scientifiques dans des communes comme Ziguinchor doivent accueillir des élèves des séries S1, S2, S3, T, G, afin de former les futurs leaders du continent. L’objectif est de créer un vivier de talents qui contribuera activement à la construction d’un avenir prospère pour l’Afrique.
 





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« Une position incohérente et hypocrite », Capitaine Touré recadre Me Youm après sa déclaration sur l’amnistie

L’ancien capitaine de la gendarmerie et actuel Directeur général de l'Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a vivement critiqué la récente prise de position de Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

S’exprimant sur la polémique autour de la loi interprétative qui sera soumise au vote le 2 avril à l’Assemblée nationale, Seydina Oumar Touré s’étonne de l’attitude de l’ancien ministre, qu’il juge contradictoire avec son propre engagement politique. « J’ai parcouru le texte de Maître Oumar Youm, ancien ministre du Président Macky Sall. Je trouve sa position très paradoxale, c’est à la limite une négation de son appartenance politique », a-t-il déclaré.

Me Youm, de son côté, dénonce cette loi interprétative qu’il considère comme une reconnaissance implicite des crimes et délits imputés aux membres du PASTEF. Il estime qu’au lieu d’abroger la loi d’amnistie promise, le pouvoir en place propose un texte « indigeste » visant, selon lui, à protéger des « délinquants » au détriment de ceux qui ont défendu la République.

En réponse, Seydina Oumar Touré remet en question la cohérence de la démarche de Me Youm, rappelant que cette loi a été adoptée sous son propre gouvernement. « Faire voter une loi par son parti en marge des canaux appropriés, en moins d’une année, et ‘espérer’ son abrogation, tout en reprochant au régime en place de ne pas l’avoir abrogée, me paraît incroyablement incohérent et foncièrement hypocrite », a-t-il asséné.

Allant plus loin dans son analyse, l’ancien officier de la gendarmerie accuse l’ancienne majorité, aujourd’hui dans l’opposition, de manquer de respect au peuple sénégalais. « Aujourd’hui plus que jamais, le pouvoir de jadis, opposition actuelle, repousse inexorablement les limites de l’irrespect et du manque de considération vis-à-vis du peuple souverain », a-t-il conclu.