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Réformes de la Justice: L'ancien prisonnier Bassirou Diomaye Faye expose sa vision


Le président de la république a présidé ce mardi la cérémonie d’ouverture de la journée nationale du dialogue dont le thème a tourné autour de la réforme et modernisation du secteur de la justice.
Lors de son allocution, le chef de l’état a insisté sur la nécessité des réformes. Il est bien placé pour insiste pour avoir été emprisonné pendant 11 mois pour juste une phrase sur facebook

« Après avoir été traversé par de violentes secousses, force est de reconnaître que notre système judiciaire a besoin d’une profonde refondation que seule une approche inclusive permettra de réussir », a d’emblée reconnu Bassirou Diomaye Faye. Et dans ce cas, dira-t-il comme pour indiquer la voie à suivre, « œuvre collective, démarches participatives et exercices de co-construction, voilà le triptyque qui doit guider notre action ».

Le chef de l’état met presque en garde en avouant que « sous ce rapport, je voudrais particulièrement insister sur le fait que nous n’ouvrons donc pas ici un procès en inquisition pour désigner un ou des coupables à jeter aux orties. Il est plutôt question de tenir un débat lucide et serein, posé et apaisé pour occulter notre système judiciaire, identifier ses forces et faiblesses et rechercher ensemble les solutions aptes à refonder son son fonctionnement et améliorer ses performance ».

Dans la même veine précise le Président de la république, « je ne reviendrai pas ici sur les principes fondamentaux de la justice sans un état de droit, sinon pour en rappeler la quintessence à savoir ; la séparation des pouvoirs, l’indépendance, l’impartialité et l’intime conviction du juge, l’égalité de tous devant la loi, la présomption d’innocence, le principe du contradictoire, le droit à un procès équitable et l’habeas corpus boucliers contre les arrestations et détentions arbitraires ».

Il termine ce chapitre « en rappelant ces principes énoncés et encadrés par les textes légaux et réglementaires vient en même temps conscience qu’ils ne suffisent pas à eux seuls pour jauger l’indépendance, la crédibilité et l’efficacité d’un système judiciaire.

En effet, quelque soit la pertinence des textes, c’est d’abord et surtout à l’aune de la pratique qu’on peut juger si un système judiciaire répond aux idéaux et exigences de l’état de droit ».

 

Abdoulaye Diagne


Sambou Biagui




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« Une position incohérente et hypocrite », Capitaine Touré recadre Me Youm après sa déclaration sur l’amnistie

L’ancien capitaine de la gendarmerie et actuel Directeur général de l'Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a vivement critiqué la récente prise de position de Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

S’exprimant sur la polémique autour de la loi interprétative qui sera soumise au vote le 2 avril à l’Assemblée nationale, Seydina Oumar Touré s’étonne de l’attitude de l’ancien ministre, qu’il juge contradictoire avec son propre engagement politique. « J’ai parcouru le texte de Maître Oumar Youm, ancien ministre du Président Macky Sall. Je trouve sa position très paradoxale, c’est à la limite une négation de son appartenance politique », a-t-il déclaré.

Me Youm, de son côté, dénonce cette loi interprétative qu’il considère comme une reconnaissance implicite des crimes et délits imputés aux membres du PASTEF. Il estime qu’au lieu d’abroger la loi d’amnistie promise, le pouvoir en place propose un texte « indigeste » visant, selon lui, à protéger des « délinquants » au détriment de ceux qui ont défendu la République.

En réponse, Seydina Oumar Touré remet en question la cohérence de la démarche de Me Youm, rappelant que cette loi a été adoptée sous son propre gouvernement. « Faire voter une loi par son parti en marge des canaux appropriés, en moins d’une année, et ‘espérer’ son abrogation, tout en reprochant au régime en place de ne pas l’avoir abrogée, me paraît incroyablement incohérent et foncièrement hypocrite », a-t-il asséné.

Allant plus loin dans son analyse, l’ancien officier de la gendarmerie accuse l’ancienne majorité, aujourd’hui dans l’opposition, de manquer de respect au peuple sénégalais. « Aujourd’hui plus que jamais, le pouvoir de jadis, opposition actuelle, repousse inexorablement les limites de l’irrespect et du manque de considération vis-à-vis du peuple souverain », a-t-il conclu.