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Redressement fiscal: Nébuleuse sur les 120 milliards FCfa de Barrick Gold Corporation

Le nouveau ministre des Finances Mamadou Moustapha Ba doit édifier les sénégalais sur sur les 120 milliards FCfa de Barrick Gold Corporation. D'ailleurs, le Coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck interpelle l’Etat du Sénégal.
En tout cas cette forte somme pourrait permettre, avec une gestion optimale et transparente, de couvrir des besoins vitaux et essentiels des Sénégalais.


En effet, dans ce contexte où l’Etat se projette de recouvrer 51 milliards de recettes tirées de l’exploitation du gaz et du pétrole en 2023, le Forum civil remet sur la table les 120 milliards de redressement fiscal que Barrick Gold doit à l’Etat. « Le Sénégal se projette de recouvrer 51 milliards de recettes tirés de l’exploitation du gaz et du pétrole en 2023, pendant ce temps nos autorités refusent toujours de nous dire s’ils ont récupéré ou pas les 120 milliards que Barrick Gold nous doit et comment », a tweeté Birahim Seck.

En effet, La société « Barrick Gold » a été épinglée par le fisc pour un montant astronomique de plus de 120 milliards de francs. Suite à un mouvement transactionnel, le géant canadien des mines d’or, « Barrick Gold Corporation », et son partenaire sénégalais, la Compagnie sénégalaise de transports transatlantiques Afrique de l’Ouest (CSTT-AO) ont vendu 90 % de leurs parts dans le projet sénégalais de Massawa à un autre canadien, le groupe Teranga Gold Corporation, pour un montant estimé à 430 millions de dollars (388,6 millions d’euros) informent plusieurs publications.

Après cette juteuse transaction, la société Barrick a « oublié » de payer les impôts dus sur la plus-value réalisée au Sénégal. Ce qui lui aurait valu un redressement fiscal de plus de 120 milliards de francs CFA de la part du fisc sénégalais, En réponse, le géant minier Barrick avait soumis à l’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) un litige fiscal avec les autorités sénégalaises.

Selon la compagnie, l’évaluation proposée n’est pas conforme aux accords qui le lient avec le Sénégal. La compagnie a indiqué qu’après l’échec des nombreuses tentatives de résolution du problème avec le gouvernement, la CCI est l’instance compétente pour régler le différend.

 Pour rappel, le projet aurifère Massawa a été acquis par Teranga Gold contre 430 millions $. Il a été associé avec la mine Sabodala pour former un complexe capable de produire entre 310 000 et 330 000 onces. Le complexe est entré dans le giron d’Endeavour qui a bouclé en février dernier le rachat de Teranga.

Depuis lors il y a aucune visibilité sur ces 120 milliards que l'Etat veut recouvrer. 


Sambou Biagui



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« Une position incohérente et hypocrite », Capitaine Touré recadre Me Youm après sa déclaration sur l’amnistie

L’ancien capitaine de la gendarmerie et actuel Directeur général de l'Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a vivement critiqué la récente prise de position de Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

S’exprimant sur la polémique autour de la loi interprétative qui sera soumise au vote le 2 avril à l’Assemblée nationale, Seydina Oumar Touré s’étonne de l’attitude de l’ancien ministre, qu’il juge contradictoire avec son propre engagement politique. « J’ai parcouru le texte de Maître Oumar Youm, ancien ministre du Président Macky Sall. Je trouve sa position très paradoxale, c’est à la limite une négation de son appartenance politique », a-t-il déclaré.

Me Youm, de son côté, dénonce cette loi interprétative qu’il considère comme une reconnaissance implicite des crimes et délits imputés aux membres du PASTEF. Il estime qu’au lieu d’abroger la loi d’amnistie promise, le pouvoir en place propose un texte « indigeste » visant, selon lui, à protéger des « délinquants » au détriment de ceux qui ont défendu la République.

En réponse, Seydina Oumar Touré remet en question la cohérence de la démarche de Me Youm, rappelant que cette loi a été adoptée sous son propre gouvernement. « Faire voter une loi par son parti en marge des canaux appropriés, en moins d’une année, et ‘espérer’ son abrogation, tout en reprochant au régime en place de ne pas l’avoir abrogée, me paraît incroyablement incohérent et foncièrement hypocrite », a-t-il asséné.

Allant plus loin dans son analyse, l’ancien officier de la gendarmerie accuse l’ancienne majorité, aujourd’hui dans l’opposition, de manquer de respect au peuple sénégalais. « Aujourd’hui plus que jamais, le pouvoir de jadis, opposition actuelle, repousse inexorablement les limites de l’irrespect et du manque de considération vis-à-vis du peuple souverain », a-t-il conclu.