Menu

Pêche : la Mauritanie prend une mesure avant-gardiste et courageuse


La République islamique de la Mauritanie protège davantage les ressources démersales, leurs habitats et les écosystèmes marins. Le Chalutage sur les espèces démersales est maintenant interdit.

« Il ressort du groupe de travail de l'IMROP 2023, que les engins actifs comme le chalut de fond ont un impact dévastateur sur les écosystèmes marins et habitats, mettant en péril la durabilité des espèces démersales ». C’est ce que nous apprend une circulaire signée et rendue publique par le ministère mauritanien de la Pêche et de l’Économie maritime.  

Les espèces démersales vivent au-dessus du fond. Ces espèces sont très mobiles mais très dépendantes du fond d'où elles tirent leur nourriture. Parmi elles on trouve la dorade, le merlu, le merlan, la morue… Leur coloration varie du gris argenté au rouge.

Au vu des conclusions du groupe de travail, le MPEM de la République islamique de Mauritanie (RIM) a produit une circulaire allant dans le sens du gel des engins actifs sur les ressources démersales (surexploitées) hors pour le merlu. En d'autres termes aucune  nouvelle licence ne sera donnée avec usage d'engin actif (chalut, senne, etc.) « C'est peut-être une 1ere bonne initiative dans le sens de la transformation du chalutage de fond dans les eaux mauritanienne », note l’enseignant-chercheur Bassirou Diarra. Pour lui, « tous les autres pays de la sous-région devrait s'en inspirer et donner l'exemple ».

Mandiaye THIOBANE


Sambou Biagui



Flux RSS

Inscription à la newsletter



« Une position incohérente et hypocrite », Capitaine Touré recadre Me Youm après sa déclaration sur l’amnistie

L’ancien capitaine de la gendarmerie et actuel Directeur général de l'Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a vivement critiqué la récente prise de position de Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

S’exprimant sur la polémique autour de la loi interprétative qui sera soumise au vote le 2 avril à l’Assemblée nationale, Seydina Oumar Touré s’étonne de l’attitude de l’ancien ministre, qu’il juge contradictoire avec son propre engagement politique. « J’ai parcouru le texte de Maître Oumar Youm, ancien ministre du Président Macky Sall. Je trouve sa position très paradoxale, c’est à la limite une négation de son appartenance politique », a-t-il déclaré.

Me Youm, de son côté, dénonce cette loi interprétative qu’il considère comme une reconnaissance implicite des crimes et délits imputés aux membres du PASTEF. Il estime qu’au lieu d’abroger la loi d’amnistie promise, le pouvoir en place propose un texte « indigeste » visant, selon lui, à protéger des « délinquants » au détriment de ceux qui ont défendu la République.

En réponse, Seydina Oumar Touré remet en question la cohérence de la démarche de Me Youm, rappelant que cette loi a été adoptée sous son propre gouvernement. « Faire voter une loi par son parti en marge des canaux appropriés, en moins d’une année, et ‘espérer’ son abrogation, tout en reprochant au régime en place de ne pas l’avoir abrogée, me paraît incroyablement incohérent et foncièrement hypocrite », a-t-il asséné.

Allant plus loin dans son analyse, l’ancien officier de la gendarmerie accuse l’ancienne majorité, aujourd’hui dans l’opposition, de manquer de respect au peuple sénégalais. « Aujourd’hui plus que jamais, le pouvoir de jadis, opposition actuelle, repousse inexorablement les limites de l’irrespect et du manque de considération vis-à-vis du peuple souverain », a-t-il conclu.