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Classes préparatoires aux grandes écoles : Un plan stratégique de développement en cours d’élaboration


Lancées en octobre 2022, les Classes préparatoires aux grandes écoles (Cpge) entendent franchir un nouveau palier. Selon le directeur, Pr Magaye Diop, un plan stratégique de développement est en cours d’élaboration. 
Un plan stratégique de développement des Classes préparatoires aux grandes écoles (Cpge) est en cours d’élaboration. L’information est du directeur des Cpge, Pr Magaye Diop. Dans un entretien avec « Le Soleil », M. Diop est revenu sur l’atelier de formation tenu les 20 et 21 mars dernier à Saly et les contours de ce plan stratégique. Selon lui, après un peu plus de deux années d’exercice sanctionnées par la sortie de la première promotion, il est devenu plus qu’important d’évaluer le modèle d’enseignement- apprentissage mis en place dans nos Cpge. « L’atelier avait pour objectifs de travailler sur une proposition de plan de développement stratégique à court et moyen termes pour tendre vers l’élaboration d’un modèle de gouvernance administrative et pédagogique pour les Cpge, qui puisse tenir compte des contraintes spécifiques à ces classes préparatoires très particulières. Il devait également permettre de réfléchir aux statuts des personnels des Cpge, des classes qui se distinguent clairement des autres établissements d’enseignement supérieur existant au Sénégal », a expliqué Pr Magaye Diop.
Sur le plan stratégique de développement en cours d’élaboration, M. Diop compte le finaliser d’ici à deux mois.
Le plan stratégique de développement, dit-il, permettra d’arriver à une validation des divisions scientifiques, économiques, commerciales et littéraires de Cpge et à élaborer une stratégie chiffrée et un calendrier de développement de l’établissement. Selon le directeur, ce plan stratégique vise aussi une définition des modalités réglementaires et académiques d’accès aux Cpge sénégalaises ainsi que les passerelles possibles avec le système Licence, master et doctorat (Lmd). Magaye Diop a précisé qu’avec ce plan stratégique, il est question d’une prise de décision sur l’orientation post- Cpge (pourcentage inscrit au concours commun avec les écoles d’ingénieurs sénégalaises, quota fixé aux concours internationaux, accompagnement de l’état sénégalais).
« Le rapport de l’atelier est soumis au ministre. Il rentrera sûrement dans l’Agenda national pour la transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation », a fait savoir le directeur des Cpge non sans faire le bilan de cet établissement, après deux ans de mise en œuvre.

Un taux de réussite de 83% aux concours internationaux

Magaye Diop soutient que les Cpge scientifiques étaient, depuis plusieurs années, une demande de l’État sénégalais pour apporter une solution aux parents, désireux d’offrir à leurs enfants ce type de cursus d’excellence tout en ayant la possibilité de les inscrire au Sénégal. « Les Cpge ont ainsi comme valeur ajoutée pour notre pays de former de nouveaux profils d’élèves ingénieurs, des profils complémentaires de ceux des bacheliers recrutés par les écoles d’ingénieurs sénégalaises. C’est une richesse pour nos entreprises locales. Le taux de réussite d’environ 83% aux concours internationaux dès la première promotion montre à suffisance que le modèle de formation mis en place est pertinent », a confié M. Diop. Il est également revenu sur les difficultés rencontrées au cours de cette période.
Selon le directeur des Cpge, la montée en puissance en termes d’effectifs et de filières de formations est un peu freinée par la non-livraison du grand complexe d’infrastructures pédagogiques et sociales (chantier à l’arrêt depuis 2023). « Les Cpge sont encore logées à l’École polytechniques de Thiès (Ept), ce qui limite son plan de développement. Avec seulement 50 étudiants par promotion actuellement pour une demande au moins 10 fois plus importante, les Cpge n’ont été capables d’injecter qu’une dizaine d’étudiants dans les écoles d’ingénieurs sénégalaises en 2024, c’est insuffisant », a relevé le Pr Magaye Diop.

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« Une position incohérente et hypocrite », Capitaine Touré recadre Me Youm après sa déclaration sur l’amnistie

L’ancien capitaine de la gendarmerie et actuel Directeur général de l'Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a vivement critiqué la récente prise de position de Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

S’exprimant sur la polémique autour de la loi interprétative qui sera soumise au vote le 2 avril à l’Assemblée nationale, Seydina Oumar Touré s’étonne de l’attitude de l’ancien ministre, qu’il juge contradictoire avec son propre engagement politique. « J’ai parcouru le texte de Maître Oumar Youm, ancien ministre du Président Macky Sall. Je trouve sa position très paradoxale, c’est à la limite une négation de son appartenance politique », a-t-il déclaré.

Me Youm, de son côté, dénonce cette loi interprétative qu’il considère comme une reconnaissance implicite des crimes et délits imputés aux membres du PASTEF. Il estime qu’au lieu d’abroger la loi d’amnistie promise, le pouvoir en place propose un texte « indigeste » visant, selon lui, à protéger des « délinquants » au détriment de ceux qui ont défendu la République.

En réponse, Seydina Oumar Touré remet en question la cohérence de la démarche de Me Youm, rappelant que cette loi a été adoptée sous son propre gouvernement. « Faire voter une loi par son parti en marge des canaux appropriés, en moins d’une année, et ‘espérer’ son abrogation, tout en reprochant au régime en place de ne pas l’avoir abrogée, me paraît incroyablement incohérent et foncièrement hypocrite », a-t-il asséné.

Allant plus loin dans son analyse, l’ancien officier de la gendarmerie accuse l’ancienne majorité, aujourd’hui dans l’opposition, de manquer de respect au peuple sénégalais. « Aujourd’hui plus que jamais, le pouvoir de jadis, opposition actuelle, repousse inexorablement les limites de l’irrespect et du manque de considération vis-à-vis du peuple souverain », a-t-il conclu.