Menu

Au Sénégal, le prix du riz baisse de 60 FCFA


Le gouvernement sénégalais a annoncé une nouvelle baisse du prix du riz, aliment de base des Sénégalais, à compter du 3 avril 2025. Le prix du kilogramme passera ainsi de 410 francs CFA à 350 francs CFA, grâce à des négociations avec les pays producteurs et à la baisse des cours mondiaux.
Que ce soit pour le thiéboudiène ou le yassa, le riz brisé importé d'Asie est le produit alimentaire le plus consommé au Sénégal, avec une demande annuelle de 1,3 million de tonnes. Face à la flambée des prix des denrées alimentaires, le gouvernement a pris la décision, vendredi 28 mars, de réduire son coût.
Les discussions menées au sein du Conseil national de la consommation ont abouti à une diminution de 60 francs CFA par kilogramme, après une première baisse de 40 francs CFA en juin dernier.
Un contexte international favorable
Cette mesure intervient dans un contexte où le prix du riz est orienté à la baisse depuis le début de l'année. En raison de pluies abondantes en Asie, la production a augmenté et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a relevé son estimation de la production mondiale de riz de 3,6 millions de tonnes. De plus, l'Inde a repris ses exportations de riz brisé au début du mois de mars, poussant ses concurrents asiatiques comme la Thaïlande à ajuster leurs prix pour rester compétitifs.
Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, s'est rendu en Inde, principal fournisseur du Sénégal, pour négocier des conditions d'importation plus avantageuses, notamment en réduisant les intermédiaires.
Cette baisse s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à réduire le coût de la vie. La mesure sera officiellement entérinée par le président Bassirou Diomaye Faye le 3 avril 2025, avec un dispositif renforcé de surveillance et de contrôle pour garantir son application effective sur le marché.





Flux RSS

Inscription à la newsletter



« Une position incohérente et hypocrite », Capitaine Touré recadre Me Youm après sa déclaration sur l’amnistie

L’ancien capitaine de la gendarmerie et actuel Directeur général de l'Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a vivement critiqué la récente prise de position de Me Oumar Youm, ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

S’exprimant sur la polémique autour de la loi interprétative qui sera soumise au vote le 2 avril à l’Assemblée nationale, Seydina Oumar Touré s’étonne de l’attitude de l’ancien ministre, qu’il juge contradictoire avec son propre engagement politique. « J’ai parcouru le texte de Maître Oumar Youm, ancien ministre du Président Macky Sall. Je trouve sa position très paradoxale, c’est à la limite une négation de son appartenance politique », a-t-il déclaré.

Me Youm, de son côté, dénonce cette loi interprétative qu’il considère comme une reconnaissance implicite des crimes et délits imputés aux membres du PASTEF. Il estime qu’au lieu d’abroger la loi d’amnistie promise, le pouvoir en place propose un texte « indigeste » visant, selon lui, à protéger des « délinquants » au détriment de ceux qui ont défendu la République.

En réponse, Seydina Oumar Touré remet en question la cohérence de la démarche de Me Youm, rappelant que cette loi a été adoptée sous son propre gouvernement. « Faire voter une loi par son parti en marge des canaux appropriés, en moins d’une année, et ‘espérer’ son abrogation, tout en reprochant au régime en place de ne pas l’avoir abrogée, me paraît incroyablement incohérent et foncièrement hypocrite », a-t-il asséné.

Allant plus loin dans son analyse, l’ancien officier de la gendarmerie accuse l’ancienne majorité, aujourd’hui dans l’opposition, de manquer de respect au peuple sénégalais. « Aujourd’hui plus que jamais, le pouvoir de jadis, opposition actuelle, repousse inexorablement les limites de l’irrespect et du manque de considération vis-à-vis du peuple souverain », a-t-il conclu.